On conseille souvent aux personnes ayant des troubles du sommeil d’éviter de consommer du café avant de se coucher. Un conseil qui semble logique quand on sait que le sommeil est l’une des fonctions les plus sensibles aux effets de la caféine.
Cet effet du café sur la vigilance nocturne a été découvert dès le VIe siècle : les prêtres yéménites s’en servaient afin de rester éveillés pendant certaines cérémonies se déroulant la nuit.
Une consommation de café, même modérée (1 à 2 tasses avant le coucher), peut agir sur le sommeil, avec des difficultés et des retards d’endormissement constatés jusqu’à trois heures après la prise. Il a été également démontré que la consommation de café avant de se coucher pouvait altérer la qualité du sommeil : réveils nocturnes, cauchemars, difficultés à se lever et somnolence diurne.
Mais attention, nous ne sommes pas tous égaux face aux effets du café sur le sommeil ! Il est en effet un peu plus marqué chez les personnes âgées, chez les consommateurs occasionnels, chez certaines personnes plus sensibles que d’autres ou qui métabolisent plus ou moins rapidement la caféine (les chercheurs imputent ces différences à la génétique).